Vivre à l’étranger, un rêve ?

Vivre à l’étranger, un rêve ?

Partir à l’étranger est une opportunité formidable dans la vie, tout le monde vous le dira. Mais est-ce forcément un rêve ou bien parfois la seule alternative possible ?

Dans mon cas, j’ai l’impression que ce fut un mélange de ces deux cas.

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Double America, 2012 (Glenn Ligon), National Gallery of Art, Washington DC.

∼ Explications ∼

J’avais déjà eu l’occasion de vivre à l’étranger dans le passé (seule), mais toujours pour des durées déterminées (entre 5 mois et 1 an). Je savais que je rentrerai après chez moi et que mon objectif était de profiter pleinement de l’expérience offerte. De plus, j’ai vécu à l’époque dans des pays proches (Espagne et Angleterre) et il y avait toujours cette possibilité de rentrer si j’en ressentais le besoin.

J’ai donc vécu une expérience complètement différente en partant vivre un jour de l’autre côté de l’atlantique, sans aucune idée de ma date de retour (qui n’eut d’ailleurs jamais lieu !).

En effet, au printemps 2009, mon conjoint à l’époque est à la recherche d’un post-doctorat. Il y a peu ou pas de possibilités en France, alors il se tourne vers l’étranger. Évidemment, on en parle un peu avant et je suis partante. J’ai toujours eu cette envie d’aller voir ailleurs ce qu’il se passe. Début juillet, il passe un entretien pour un postdoc au Québec ! J’avoue que je ne connais alors encore rien de cette contrée ni du Canada. « Ah oui, il y fait froid en hiver ? Mais froid, comment ? » (hum, passons…) 

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Vue sur Québec et le château Frontenac depuis la ville de Lévis.

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Baleines dans la baie de Tadoussac.

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Les sapins « fantômes » du Mont Mégantic, en Estrie.

Nous entamons nos démarches et nous nous rendons rapidement compte que pour que je puisse travailler légalement au Québec, nous devons être reconnu conjoints de fait. Derrière ce terme charmant se cache un statut particulier qui donne certains droits à des couples non mariés. Il faut cependant avoir vécu sous le même toit au minimum un an pour être considérer comme conjoints de fait. Nous vivions ensemble depuis 11 mois à ce moment là.  Oups !

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Cap Tourmente, Québec.

Nous avons finalement eu moins de trois mois pour préparer notre départ à l’étranger. Ce délai me semble à présent assez court, surtout quand je vois les blogs d’expatriés qui ont fleuri depuis, et dans lesquels je lis des préparatifs de 6 mois/ 1 an avant un départ. Je connais même une personne qui a ouvert son blog avant même d’être expatriée (elle se reconnaîtra 😉 ). Nous sommes donc partis à l’aventure avec l’envie et l’énergie de tout découvrir c’est certain. Mais, nous sommes également partis parce que l’avenir en France s’annonçait difficile pour mon conjoint chercheur, ce qui ne nous a pas donné beaucoup d’alternatives à ce moment là. 

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Fous de Bassans, île de Bonaventure, Gaspésie

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Automne dans la ville de Québec (quartier Montcalm).

Et puis, 3 ans plus tard, c’est la fin de contrat pour mon conjoint. Alors, en 2012, nous tentons notre chance aux États-Unis. Contrairement à la plupart des expatriés qui rêvent de vivre dans un endroit très précis et font toutes les démarches en ce sens (d’après les récits de blog que j’ai pu lire), nous recherchions surtout un poste pour lui, un peu partout aux Etats-Unis ! Ce fut finalement la Floride qui nous a accueillie.

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Un des nombreux milk-shakes que j’ai testés depuis notre installations aux États-Unis !

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Les pélicans bruns de Naples.

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Alligators dans les Everglades.

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Les sublimes couchers de soleil à Naples.

Nous obtiendrons d’abord les visas J1 & J2. Ce type de visa est employé principalement dans le cadre universitaire pour des programmes d’échange, des stages ou pour des travaux de recherche (également pour le programme au pair hors université). Avec le visa J2, je pouvais obtenir un permis de travail (demande à faire obligatoirement depuis le sol américain – environ 3 mois d’attente).  Je trouve alors un travail qui me correspond plutôt bien. Nos visas étant valables 5 ans,  nous étions en principe tranquilles pour la suite. En principe.

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Immeubles Art-Déco sur Ocean Drive, Miami Beach

Et puis, début 2015, Nous devons alors obligatoirement changer de visa suite à un nouveau poste pour lui. En effet, le J1 est un visa pour un statut professionnel de courte durée. Nous obtenons rapidement les visas H1B et H4. Le « seul » souci dans ce changement est que le visa H4 ne permet pas au conjoint de travailler sur le sol américain, ni de recevoir de compensations à l’étranger. La seule option que j’ai à présent est d’obtenir la Carte Verte américaine.

MAJ mai 2017 : Suite à un changement dans ma situation personnelle, je continue seule l’aventure américaine. Je laisse les informations précédentes en ligne car elles pourraient servir à d’autres.

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Coucher de soleil sur la baie de Miami.

***

∼ Un petit bilan après presque 7 ans d’expatriation ∼

  • De très belles rencontres ces dernières années avec, au bout, des amitiés durables.
  • De nombreux voyages avec la découverte de lieux incroyables aux États-Unis, au Canada, mais aussi hors de l’Amérique du nord.
  • La chance de pouvoir pratiquer l’anglais et l’espagnol au quotidien en Floride.
  • Des opportunités professionnelles uniques, difficiles à avoir en France.
  • Des moments privilégiés avec mes visiteurs de France (et d’ailleurs), ce qui aurait probablement été différent si j’étais resté à Lyon.

 

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Cabines de sauveteurs à South Beach.

Bien évidemment, il y a des périodes plus difficiles et, avec les années, j’ai désormais certaines certitudes comme :

  • La difficulté de vivre loin de la famille & des amis. Je rate des moments de vie uniques tels que des mariages ou des naissances, je ne vois pas grandir les enfants de mes proches et ça fait toujours un pincement au cœur, malgré l’habitude qui s’installe au fil du temps. Heureusement que les réseaux sociaux existent, ça aide à tenir le cap, même si ça ne fait pas tout 😉
  • Je me rends compte aussi que la vie continue pour ceux restés en France (ce qui est bien sûr normal), mais j’aimerais parfois qu’on prenne plus souvent de mes nouvelles, car ce que certains ne réalisent peut-être pas, c’est que moi, je suis seule à l’étranger, ce qui est loin d’être facile tous les jours (eh oui…) !
  • Le manque du pays en lui-même. Je vois bien les événements qui se passent en France, et malgré les problèmes politiques et sociaux, je pense à la chance qu’ont ceux qui vivent sur place de pouvoir se déplacer facilement aux 4 coins du pays (malgré les grèves, TGV tu me manques !), d’être proche de la mer et des montagnes, de la ville et de la campagne. Je pense à la diversité culturelle et gastronomique, à ce système de santé unique que les étrangers nous envient malgré les abus et les critiques, à une éducation quasi gratuite il ne faut pas l’oublier…  Bref, la France est un beau pays et quand on vit loin, on s’en rend d’autant plus compte.
  • S’adapter encore et toujours plus aux us et coutumes d’un pays bien différent du mien (non, je n’aurai quand même pas d’arme à feu chez moi, même si la Floride est l’État américain qui compte le plus de détenteurs d’armes à feu dans le pays… effrayant !)

 

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Coucher de soleil à Hollywood Beach.

Finalement, c’est cet ensemble d’éléments qui rend mon expérience à l’étranger aussi spéciale. S’il y a bien une chose que j’ai apprise en ayant vécu dans 4 pays bien distincts, c’est qu’il n’y a pas un endroit en particulier où tout se passe bien. Chaque expatriation a ses difficultés propres et il faut vraiment bien s’y préparer quand on décide de tout quitter (dans la tête surtout !), que ce soit pour réaliser un vieux rêve ou tout simplement parce qu’on n’a pas le choix.

De mon côté, j’ai à présent trouvé mon rythme en essayant de rentrer 1 à 2 fois par an en France, ce qui permet de profiter de mes proches et de la France (et même, parfois, de voyager un peu dans les pays limitrophes, je vous en reparlerai). Je rentrerais peut-être un jour m’ installer en Europe, ces derniers mois m’ont appris que rien n’est figé, tout peut arriver, et je suis désormais prête à vivre n’importe quel changement

 

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Frangipanier dans mon quartier.

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Les jolis palmiers du coin (j’ai développé une passion pour les palmiers ici 😉 ).

Ma vie est à présent en Floride, en tous cas pour le moment, et je suis tout à fait consciente de la chance que j’ai de vivre cette aventure. Je suis bien déterminée à en profiter à fonds !

Et vous, êtes-vous expatrié(e) ? Si oui, où et comment vivez-vous votre expatriation ? Si non, est-ce quelque chose que vous aimeriez tenter un jour ?

42 réactions au sujet de « Vivre à l’étranger, un rêve ? »

  1. C’était le week end des bilans 😆 ! 7 ans c’est pas rien dis donc ! Joli bilan en tout cas, agrémenté de certaines photos vraiment très belles ! Je suis bien d’accord avec toi sur les points positifs/négatifs… personnellement le plus dur à gérer pour moi c’est de créer des amitiés et reconstruire un « petit cocon » là où on pose un peu nos valises et de devoir tout recommencer par la suite à chaque déménagement 😔 Par contre je serais curieuse de savoir pourquoi votre avis est mitigé sur la Floride, prochain article ?! 😉 (Bon, à part que oui, le relief est désespérément plat !! 😂)

    1. Merci Amandine 😉 Oui, je suis bien d’accord, c’est difficile de tout recommencer quelque part. C’est pour cela aussi que je ne crois pas qu’on rebougera ailleurs aux États-Unis, mais qu’on essayera de se diriger vers l’Europe pour la suite (enfin, il y a encore le temps !)

      Yes, un prochain article pour donner mon ressenti sur la Floride. Je pense que lorsqu’on débarque en Floride, tout semble très exotique (comme ce fut peut-être le cas pour vous) mais avec le temps, on se rend compte que pas mal de choses ne nous correspondent pas forcément (oui, c’est aussi un peu trop plat !). On en reparlera, t’inquiète 🙂

      Au fait, tu abandonnes déjà la lecture en espagnol ? lol

        1. Je te taquinais 😉
          Mais bon, tu es toujours ma seule lectrice en espagnol à ce jour (j’ai du rêver pour l’autre car je ne le retrouve décidément pas ! eheh)

  2. J’aurai envie de dire « loin des yeux loin du coeur » non ?
    La vie continue pour ceux qui restent, et quand on s’expatrie … On sort tout simplement « du cadre ».
    En tout cas… Quel parcours ! 😉

    1. Coucou Nath,

      Merci pour ton message. Oui, c’est exactement ça ! Et puis, on voit l’évolution au fil des années : Au début de l’expatriation, tout le monde semble excité pour toi et prend de tes nouvelles et, à mi-chemin, il ne reste plus que les « vrais » proches (ça fait un certain tri au passage 😉 ). Il faut arriver à l’accepter, et maintenant j’exprime aussi plus clairement mes attentes. On verra si le message passe 😉

  3. tres joli résumé de ta vie depuis que tu es partie au pair…tu as fait de chouettes choses et c’est sympa de nous les avoir fait partager…oui je me doute bien qu’il n’ya pas que le ciel bleu et la mer et que bien que ce soit chouette , la famille, les amis manquent , j’en profite pour dire que si tu te manifestes regulierement à nous ce serait bien que ce ne soit pas que dans un sens….. bisous

    1. Merci Marie pour tes bons mots, comme toujours 🙂

      J’essaye en tous cas de faire comprendre ce que c’est de vivre à l’étranger sur le long terme… j’attends de voir si ça va en faire réagir certains… ou pas ! ah ah

  4. Je suis très émue, je viens de lire les 7 année passées à l’étranger. Bravo pour le parcours
    de Mathieu et pour toi Bertille les belles
    expériences dans différents domaines.
    Bisous – À bientôt

  5. Super intéressant ton article. Je suis comme toi j’ai vécu il y a longtemps un an en Angleterre mais je connaissais ma date de retour en France et c’était facile de pouvoir revenir. Aux USA on est parti pour le travail de mon homme qui a monté sa boîte, on n’a pas de date buttoir et au début cela peut faire peur, mais à présent je profite de l’expérience 🙂 Je suis contente de découvrir ton blog.

    1. Bonjour Tiphaine, merci pour ton passage par ici 🙂
      Tu as bien raison de profiter de cette expérience au maximum ! La 1ère année est toujours particulière, il faut un temps d’adaptation.
      AU plaisir de se recroiser sur ton blog ou le mien.

  6. Qui a dit loin des yeux loin du cœur? Parfois il ne faut pas se fier aux apparences 😉….. Continuez de profiter un maximum de cette expérience… Même si certains moments sont difficiles, il ne faut pas rêver, en France ce n’est pas toujours facile non plus! L’expatriation ( les voyages egalement!) apporte une ouverture d’esprit et de cœur tellement importante aujourd’hui! Gros bisous et à bientot

    1. Merci pour ton message chère cousine 🙂 Eh oui, je sais bien que ce n’est pas facile non plus en France… mais, après tes 10 ans d’expat aux USA, tu peux comprendre mieux que quiconque les difficultés liées à l’éloignement. Perso, je m’accroche, on vit une belle aventure c’est ce qui importe à la fin 🙂

  7. Love it! Et j’y adhère bien entendu… Et j’aimerais te dire que ça va aller de mieux en mieux avec le temps, mais le manque des personnes qui nous sont chères et la diminution des voyages en France quand les enfants arrivent (payer 4 billes d’avion, ça freine un peu!) ne font qu’augmenter avec le temps qui passe… Mais, pour ma part, ça ne fera pas rentrer en France par exemple, je ne me vois définitivement plus y faire ma vie :-)!
    Des bises à vous deux, on vous aime fort dans le nord du continent américain!!! 🙂

    1. Coucou Sab, merci pour ton message et les encouragements. C’est vrai que pour toi, ça doit faire un sacré bout de temps que tu es expatriée maintenant!
      C’est clair que les billets d’avions sont déjà très chers quand on est deux, alors avec des enfants, ça doit cartonner 😉

      Je comprends ce que tu dis sur le fait de ne pas chercher à rentrer en France, mais je crois que tu vis une expatriation différente en étant mariée à un Québécois. Quand on est un couple Français, on se pose peut-être plus facilement la question du retour un jour.

      Je vous embrasse aussi ! Bonne continuation à la petite famille 🙂

  8. Très joli article avec votre expérience riche et intense. J’aime
    lire les expériences de chacun (meme si nous avons tous un parcours et un ressenti unique) et encore plus d’expat sur du long terme ce qui est finalement rare. Merci pour ton partage notamment au sujet de l’éloignement .

    1. Bonjour Geraldine,
      Merci beaucoup pour ton retour. C’est certain qu’on vit chacun notre expérience différemment et, comme toi, j’apprécie de découvrir les impressions d’autres expatriés.
      J’espère que votre « rêve américain » sera à la hauteur de vos attentes 🙂 En tous cas, je suivrai l’aventure !

  9. Merci pour cet article toute en transparence 😄 Je prends une année sabbatique afin d aller découvrir le Mexique et d y travailler 🔆 je suis donc qu un quart expatriée lol je laisse ponctuellement chéri, famille et amis et vive la vie ! Heureuse de saisir cette opportunité même si les coups de blues risquent de pointer le bout de leurs nez ! Au plaisir de te lire ! Anne

    1. C’est génial de pouvoir prendre une année sabbatique ! Un an, ça passe très vite, tu verras .
      Je pense aussi que l’éloignement est un peu moins dur à vivre quand on sait que c’est pour une période précise.

      Si jamais tu passes par la Floride, n’hésite pas à me faire signe. J’aime bien rencontrer d’autres expats (d’ailleurs, j’ai le Mexique en tête pour aller y faire un tour un jour, qui sait on s’y croisera peut-être !) 🙂

      1. Hey c’est super sympa 😄 je suis ta page Facebook afin de garder le contact 😉

        Je serai sur Córdoba dans le région de Veracruz ( pas forcément la plus touristique 😏) alors n’hésite pas non plus 🍸

        Doit y avoir des liaisons régulières je suppose, nous serons presque voisines lol
        En effet tu as raison, c’est une grande chance que je souhaite exploitée au maximum !

        Au plaisir et merci de ta réponse 😄
        Anne

        1. Oui, gardons contact et au plaisir de se rencontrer… au Mexique ou en Floride 😉
          Effectivement, il y a pas mal de vols en partance de Miami pour le Mexique, ça devrait bien coller !

          À bientôt et bon courage pour tes débuts d’expat 🙂

  10. Merci pour ce post.
    Ca me rebooste un peu ! 😉
    Je suis en pleine transition … j’attends mon permis de travail, je m’installe en Californie.
    Et c’est plus difficile que je pensais :o)
    L’attente est looooongue et la culture sociale française ( apéro, terrasse ect… ) me manque bcp- les copines notamment !!
    Mais j’imagine qu’on est tous/toutes passée par là…
    Pamela

    1. Merci pour ton message Pamela !
      Comme je te disais suite à ton article, il faut t’accrocher car tout va se mettre en place : Dès que tu auras le permis de travail, tu pourras souffler et commencer à passer des entretiens.
      Je suis certaine que tu vas aussi faire de belles rencontres (entre expats ou pas) et ça t’aidera aussi à t’acclimater.
      Il faut accepter que tout cela prenne un peu de temps 🙂
      Comme tu dis, on passe tous par là… allez courage 😉

  11. Bravo Bertille pour ce bel article qui dit beaucoup de choses que je pense aussi en tant qu’expat (depuis « seulement » 2 ans 1/2!), mais qu’on ose pas forcement dire librement.
    Mon mari et moi vivons aussi cette expérience vraiment à fonds, même si on râle parfois sur certaines différences culturelles, notre vie aux USA est presque à 100% positive! Presque, à cause des points négatifs que tu as évoqués, la famille bien sûr qui nous manque et qui parfois ne nous implique pas assez dans des événements auxquels bien sûr on ne sera pas physiquement présents, mais qu’on n’a pas envie de rater complètement non plus… Alors comme toi je salue les technologies et réseaux sociaux pour rendre tout cela un peu plus facile!
    Nous avons aussi vécu le changement de visa courant 2015, mais heureusement je peux continuer à travailler. Merci de montrer les aspects positifs de l’expatriation, je culpabilise presque parfois en pensant « on est bien ici » alors ça fait du bien aussi d’avoir d’autres retours d’expat qui ne sont pas presses de « rentrer ». Trouver le juste équilibre entre les points positifs et les autres, c’est vraiment l’aspect le plus perturbant de la vie d’expat pour moi, il y a toujours un « oui mais… » qui traîne 🙂

    1. Merci Émilie !

      2 ans et demi d’expat, c’est pas mal quand même. Vous pensez rester longtemps aux US ?

      Oui trouver un équilibre en vivant loin est un exercice difficile, mais pas impossible… j’espère ! 🙂

      1. Coucou! Je n’avais pas vu ta reponse 🙂 On n’a pas vraiment de date limite, on verra selon les avancements professionnels et personnels…! Et puis on ne peut pas partir tant qu’on n’a pas fait un tour a Hollywood, FL 😉 Grosses bises, we keep in touch!!

  12. Bonjour Bertille,

    En passant sur ton blog pour prendre de tes nouvelles, je suis tombée sur ce post. Le fameux dont tu m’avais parlé !
    Tout d’abord je te félicite pour ton parcours d’expatriée réussi qui force le respect !

    A défaut de répondre à la question posée en fin d’article : « Et vous, êtes-vous expatrié(e) ? Si oui, où et comment vivez-vous votre expatriation ? Si non, est-ce quelque chose que vous aimeriez tenter un jour? » puisqu’on connaît déjà toutes les deux la réponse 😉
    Je vais plutôt revenir sur certains points que tu as soulignés que je trouve particulièrement intéressants. En soi, tout ton article est intéressant parce que c’est ton histoire que tu partages avec tes yeux ton ressenti ton vécu et beaucoup de sincérité. Un beau regard sans être naïf.

    Justement. Alors partir à l’étranger rêve ou l’alternative ? Parfois les deux parfois aucun des deux, simplement un mal-heureux concours de circonstances, une rencontre, une découverte. En tous cas, c’est davantage la dernière réponse qui est la raison de mon expatriation à un endroit précis. Puisque j’ai fait une rencontre, cette personne m’a parlé d’une ville que je ne connaissais pas, j’ai eu envie d’y aller pour lui rendre visite en disant pourquoi même si ça paraissait vraiment différent de villes comme LA NY SF MIA et j’ai découvert et exploré juste un quartier de la ville et je suis tombée amoureuse de cet endroit, et je me suis dit ok prochainement j’y reviens pour y poser ma valise. Après, je n’ai cessé de rencontrer des gens géniaux jusqu’au consul honoraire récemment avec qui je m’entends super bien et qui s’est même proposé de faire visiter le reste de la ville et le quartier de Davis où il vit (mon préféré que j’adore je t’en avais parlé).
    Mais avant ça, j’ai envisagé beaucoup d’endroits comme toi presque toute ma vie New York, puis après mais ça ne s’est pas étalé sur 4 jours lol mais sur 4 ans (2012 à maintenant) où je m’imaginais à chaque à un endroit : le Texas en 2012 ( Dallas) et en 2014 (Austin), 2014 (Princeton), 2014-2015 Los Angeles et après avoir toutes ces villes, j’ai décidé d’en choisir (enfin) une. Il y’a une part de rêve oui mais franchement quand on s’y prépare c’est vrai assez longtemps à l’avance plusieurs mois ou un an avant, on a eu le temps de voir les choses avec plus de pragmatisme.
    Ce n’est pas si mal que vous ayez pu partir en quelques mois assez rapidement. Je te l’ai dit en anglais en commentaire sur l’article traduit 😉 , il y’a une saison pour toute chose dans la vie et chaque personne vit la sienne différemment. Je t’aurai dit y’a un an, que vite m’expatrier c’était la meilleure alternative aujourd’hui je suis plus mesurée.
    Il y’a premièrement le fait que je ne ressente plus l’envie ni le besoin de tout découvrir en Amérique. J’ai une recherche d’essentiel, d’une vie simple et de trouver mon endroit et je crois l’avoir trouvé.
    Et puis parce que je te rejoins quand tu dis qu’on peut tout quitter dans les 3 mois, j’ai réalisé cette semaine que si j’accepte une des offres pour lesquelles j’ai postulées, je m’installe dans 3 mois ! et là je me dis ok attends un peu t’es sûre d’être vraiment prête à faire le grand saut dans 3 mois? ! Quand t’y es ça fait sacrément réfléchir en fait.

    Enfin, j’aime beaucoup ta conclusion :
    « Finalement, c’est cet ensemble d’éléments qui rend notre expérience à l’étranger aussi spéciale. S’il y a bien une chose que j’ai apprise en ayant vécu dans 4 pays bien distincts, c’est qu’il n’y a pas un endroit en particulier où tout se passe bien. Chaque expatriation a ses difficultés propres et il faut vraiment bien s’y préparer quand on décide de tout quitter (dans la tête surtout !), que ce soit pour réaliser un vieux rêve ou tout simplement parce qu’on n’a pas le choix. »

    Et Dieu merci aujourd’hui, j’ai cette lucidité sans avoir vécu une vie aussi riche d’expat que toi, que je ne choisis pas un endroit parce que tout s’y passera bien ou mieux en France (Je ne compare même pas d’ailleurs. Je regarde localement)Je n’aimerai pas tout et il y’aura sans doute certaines choses que je n’aimerai pas c’est même sûr ! Comme je n’aime pas tout à Paris je le sais d’avance mais ce n’est pas là la question. C’est juste différent. Quand tu te sens quelque part à ta place, la vie est la vie, elle est déjà ainsi tout n’est pas si rose tous les jours mais on vit on fait avec on est même heureux malgré tout. Donc l’endroit ne change pas certaines réalités de la vie ce qui change c’est juste (pour moi) d’être au bon endroit au bon moment avec les bonnes personnes pour les bonnes raisons.

    En tous cas, très beau post, j’essaie de te répondre en espagnol ça va me faire travailler : ) et je suis contente car en Californie pour le coup c’est pareil qu’en Floride on parle l’anglais et l’espagnol alors autant que je m’y remette vite.

    Cheers !

    1. Hello Gabrielle,

      Waouh, je crois que tu es la personne qui écrit le plus parmi mes contacts ! ahah

      C’est intéressant de connaitre les raisons qui t’ont amenées à partir. Ça doit faire quelque chose de visiter un endroit, de clairement s’y voir sur le long terme et de tout faire pour s’y installer. Tu as eu au moins une idée de ce que pourrait être la vie sur place, et c’est vrai que ça doit être un peu plus simple pour prendre la décision de tout quitter.

      Tu as une opportunité de travail en Californie alors ? (Si j’ai bien compris). Bonne chance pour la suite en tous cas 🙂

      À bientôt !

      PS: Ce serait une première sur mon blog si tu commentes également en espagnol cet article : J’aurais des commentaires trilingues par une même personne ! (je veux voir ça maintenant 😉 )

  13. Très joli article Bertille ! Merci de partager ton expérience avec nous.
    J’étais expat 1 an au Canada et je savais que j’allais revenir , cela a tout de même été une expérience qui a changé ma vie. J’imagine ce que ça doit être pour vous ! Bises .

    1. Merci Élo ! Oui, c’est vrai tu as également goûté aux joies de l’expatriation 😉
      Je crois vraiment qu’on n’a pas les mêmes attentes lorsqu’on sait qu’on rentrera dans son pays, mais ça reste évidemment une expérience de vie unique ! Il faudra qu’on en parle plus longuement un de ces jours, car j’aimerais bien comprendre en quoi ça a changé ta vie justement 🙂
      À bientôt, bises.

  14. Bjr Bertille,
    Je viens donc de te laisser un commentaire en espagnol, ça m’a fait à la fois bizarre et sinon beaucoup de bien de m’exercer à nouveau à écrire en espagnol. Alors merci. Je cherchais depuis à m’y remettre ton blog c’est une première occasion. Je n’avais pas repensé ou écrit dans cette langue depuis longtemps donc j’ai fait avec la mémoire okkk 🙂 mais je me dis qu’il faudrait que je recommence à le pratiquer oral et écrit (et me faire corriger aussi pour les fautes alors tu me diras toi qui le parles et l’écrit mieux que moi). Sinon oui je peux jeter un coup d’œil à tes articles en anglais comme tu me l’as demandé, pour voir si je repère des petits fautes (l’anglais et les langues en général ont tjs été mon point fort à l’école depuis l’enfance. Je suis presque bilingue en anglais, je lis beaucoup tous les jours en anglais, je le parle couramment et découvre tjs les jours quelques petits mots ou expressions et je n’oublie pas de réviser mes classiques histoire de pas se reposer mes acquis. Le vocabulaire le langage évolue, nouveaux mots chaque année.. Et puis parfois que ce soit son métier d’écrire ou qu’on aime ça (dans mon cas ce st les 2) ou qu’on doive écrire assez vite, il y’a parfois l’oubli parfois le clavier ! 😉

    1. Coucou Gabrielle!

      Bravo pour ton commentaire en espagnol ! Je sais que ce n’est pas facile de s’y remettre quand on manque d’occasion, alors ça me fait plaisir de participer un peu à ton entrainement 😉 Merci pour l’anglais, je sais que je fais parfois des fautes toutes simples ou que le manque de vocabulaire peut peut-être fausser mon message, alors n’hésite pas à me dire si tu vois des « bizarreries » 🙂

      À bientôt !

  15. Quel beau résumé de ta (votre) vie, Bertille . Tu es toujours très positive et si j’avais 30 ans ton récit me donnerai très envie de partir à l’étranger …
    Vos blogs me font voyager et m’apporte des témoignages de « vécu » en ligne directe.
    Merci pour tout ce travail de rédaction et pour les photos toujours magnifiques
    Très gros bisous.

  16. Bonjour Bertille,
    J’ai parcouru ton article car il y a 1 mois on a failli partir au Québec après avoir vu une super annonce pour mon copain à Montréal (le poste a été pourvu, dommage!). Du coup on s#étiait renseigné tout de suite sur les démarches : visas, mariage ?, appartement à laisser, me faire un passeport…c’était la folie ! Mais en même temps quelle adrénaline ! Je pense que la découverte fait toujours du bien et j’admire vos choix et votre vie à l’étrnager après toutes ces années. J’avoue que ce quim me faisait « peur » de partir, c’est que très souvent je lis que les gens veulent y rester vivre plus longtemps, et voilà encore bien un article qui confirme la régle !
    Bonne continuation à vous deux, je suivrai désormais vos aventures à l’étranger !
    Laure

    PS: Quel âge aviez-vous en partant au Canada ?

    1. Bonjour Laure,

      Merci pour ton message. Ah, dommage pour cette offre, il y en aura peut-être d’autres bientôt ? Ton copain travaille dans quel secteur ?
      Tu sais, on trouve toute sorte de retour d’expérience de vie à l’étranger : J’ai des amis qui voulaient absolument rentrer en France après 2/3 ans, d’autres qui sont partis vivre ailleurs et d’autres qui sont restés vivre dans le pays d’accueil. Tout dépend de la situation personnelle et professionnelle de chacun. Pour nous, la question de rentrer se serait peut-être posée après le Québec si on avait eu une réelle opportunité en France (ou en Europe). C’est vrai aussi que l’aventure américaine nous tentait… c’est difficile de savoir ce qu’on souhaite réellement avant de vivre complètement l’expérience 😉
      (On avait 28 ans quand on est parti au Québec).

      Merci de suivre nos aventures, j’irais également voir ton blog 🙂

  17. Je redecouvre ton blog, je te suivais sur l’ancien, mais je ne peux plus y acceder. En tout cas j’aime beaucoup lire tes articles. Je me retrouve beaucoup dans cet article, nos expatriation n’a pas non été un choix … et de même depuis que l’homme a décroché un job au JGI (en californie), je me prépare psychologiquement au passage en H1B (même si on espère le E). Cette expatriation, je pense au final, qu’elle a été choisie mais necessaire ! Bonne continuation et je vais de ce pas lire tes autres articles !

    1. Coucou !
      Merci beaucoup pour ton passage ici.
      Ma situation personnelle est en plein changement (c’est aussi la raison pour laquelle l’autre blog est en mode privé actuellement-mais je pense qu’on le remettra en public un de ces jours).
      On pourra échanger avec plaisir à l’avenir. Pleins de nouvelles choses à venir sur ce blog !
      Bonne continuation

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